Index de l'article


SECTION LANDES 
          Compte rendu de la visite du Jeudi 14 Octobre 2014 Propriété de Monsieur Philippe BAUR  à Vielle-Saint-Girons -40260- 
A.P.J.A  - journée du 14 octobre 2014 – vue par Marie-Hélène Béraud-Sudreau 


Nous avons été très émus d’apprendre l’état de santé de Guy Neurrisse.  De tous les coins des Landes que nous représentons, sont montés des vœux et des prières pour son rétablissement et des encouragements pour Nicole afin qu’elle surmonte le choc avec vaillance.  Nous sommes certains qu’elle le fera et elle peut compter sur nous pour l’aider. 
Nous n’avons pas quitté les jardins familiaux.  La dernière fois, ceux  d’une mère et sa fille, ce jour, ceux des sœurs Hirigoyen.  Merci à elles de leur accueil. 


Fidèles à la parole de Monique, les camélias d’automne, les Osmanthus et les hedychiums étaient bien fleuris, de couleur blanche et tous les tons de rose. Des optimistes ont emmené des rejets de camélias, prévenus qu’ils ne fleuriraient que dans 7 ans ! La coloration des érables était au rendez-vous de jaune à pourpre au gré de la lumière. 
Autre style, le jardin de Christiane se rapproche de la forêt état nature, cependant des rhododendrons, des camélias, des rosiers grimpants n’ont pas dû arriver là par hasard ! 

Le pique-nique devrait être élevé au rang d’un art tant il titille l’imagination des cuisinières pour parvenir à combler en un minimum  de volume un maximum d’appétit et de bien-être. 

L’animation des conversations a été agrémentée de la présence de Virginia, sa responsabilité concernant les espaces verts de San Sébastian nous apporte un point de vue intéressant sur l’adaptation de la nature à la ville.  Avec son français parfait et sa nature tonique, elle est, pour nous, une invitée toujours bienvenue. 

Autre agrément de ce repas, la déclamation, en alexandrins, par un des convives, du « Repas Ridicule » d’un certain Boileau, qui nous a  rassurés sur les avantages de la cuisine moderne. 


Pour parler de la visite de l’après-midi, chez Monsieur BAUR Philippe à Vielle-Saint-Girons c’est un ton lyrique qu’il faudrait adopter tenant compte des éloges chaleureux  exprimés par le groupe au moment du départ. 

Après juillet et août, durant lesquels nous avons pensé que le réchauffement climatique était une blague, voici que septembre et ce 14 octobre nous ont fait reconsidérer la question.  27°C et un ciel bleu d’été avec juste quelques nuages légers comme des trainées de pinceaux  transparents dans le ciel.  

A l’arrivée,  nous nous trouvons nez-à -nez avec des troncs de chênes lièges dont 4 bras ne feraient pas le tour, d’autant plus beaux qu’ils semblent n’avoir jamais été écorchés pour la gloire des bouchons de qualité. Il faut s’avancer dans la prairie pour  mesurer  tout le volume feuillu plus ramassé comparé à d’autres espèces d’arbres.  L’ensemble est d’une majesté impressionnante. 

Posées sur la prairie, se trouvent trois  maisons landaises, à colombages, dont les dimensions et l’aspect  extrêmement soigné font oublier les  masures qui leur ont servi de modèle.  A une extrémité,  une quatrième maison, tout en  bois,  style séchoir à tabac, très, très sophistiqué.  Toutes sont posées sur des tapis de gazon dont le vert pomme tranche avec le vert tendre de l’immense prairie alentour. 
L’une des attractivités du lieu est « l’Etang ».  Dès que l’on en a fait le tour à pied  en la moitié d’une heure, l’on a envie de recommencer pour revoir la végétation mi aquatique qui en garni les abords et les arbres plantés de l’autre côté du chemin de ronde.   

En particulier des Erables et des liquidambars qui amorcent leur fin de saison, leurs feuilles prennent des tons carmin très subtils. Ces arbres lumineux se détachent sur le fond sombre des pins en arrière-plan. Le  cygne solitaire qui anime le premier plan,  chahute quelque peu les reflets de la végétation ambiante. 

En avançant, nous arrivons dans une « Erablière » : des érables enfants, rouges, des érables déjà plus grands, en leur verte jeunesse et surtout un érable « mature » dépassant les autres par la taille et par la variété des tons de son feuillage allant du vert au rouge profond environné de feuilles d’un jaune transparent irréel dans la lumière d’une fin de soirée.  Tout en devisant sur l’origine de l’HOMME en déplorant sa propension séculaire à s’entre-déchirer, nous sommes dans un bois de chênes d’où Charlotte a fait éclore un cèpe de 20 cm de diamètre si beau que les bestioles n’ont pas cherché à s’y attaquer.  Nous continuons donc le chemin sur la pointe des pieds pour ne pas écraser des congénères et nous arrivons dans la prairie, face à un petit bois d’oliviers. 
Il semblerait qu’une poignée de noyaux, venus d’en haut, se soit éparpillée par hasard à cet endroit, il y a des dizaines et dizaines d’années et les oliviers se sont plus et vivent désormais leur vie en bonne entente, juste pour se laisser admirer.  

Nous félicitons notre hôte pour avoir su préserver cette nature authentique et sereine et nous le remercions de nous avoir fait partager les charmes de ce site le temps d’un après-midi d’été…en octobre.  

                                                                                   Marie-Hélène BERAUD-SUDREAU

 

==== INFOS SORTIES ==== Si vous n'êtes pas encore membre, inscrivez-vous pour recevoir par mail les informations sur les sorties en préparation

 

Réservé aux membres

Visiteurs

Nous avons 153 invités et aucun membre en ligne

Réalisation © Abscisse