Plus de 500 fleurs d’agapanthes dans un jardin au Pays Basque

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Les 3 « M » girondins et le confinement à la campagne

Avec l’arrivée de la pluie dans nos jardins, nous recherchons le réconfort de la lecture.

Relisons nos grands auteurs-agriculteurs-viticulteurs- châtelains- girondins : Montaigne, Montesquieu, Mauriac. Trois  stars internationales de la pensée  qui ont chacun écrit sur l’isolement  volontaire ou subi :

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Propos des auteurs recueillis par Marie-Hélène Videau-Dutreil pour Mauriac,  Hélène de Bellaigue pour Montesquieu et  Sophie Labory pour Montaigne.

 
Profitons du temps libre imposé pour retrouver l’enregistrement de  conférences passionnantes
Découvrez dès  les vidéos avec Marc Lelandais (Château Gaillard, Amboise), Nicholas Tomlan (Jardin en hommage à Russell Page, château de Chenonceau) et Dominique Masson (Russell Page).
Et combien d’autres ...

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IEJP

Naissance d'une pivoine arborescente à Castelmoron sur Lot (47)

pivoine

pivoine

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Glycine en Entre deux Mers (33)

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Photo prunier

A propos des roses de Marrast et des roses en général

par Jochem Klumpen

Ne vous attendez pas à un discours botanique sur les roses.Je parlerai plutôt de nos expérience avec elles ici à Marrast et rappellerai quelques notions et techniques de base.

Quand Florent Harté crée la roseraie en 2009 il choisit surtout des roses qui lui permettent de confectionner des bouquetsEt la rose la plus utilisée à cet effet , c’est la rose moderne.

Qu’est-ce qu’on entend par rose moderne ou floribunda, poltantha ou hybride de thé ?

C’est les variétés créées après la 2. guerre mondiale avec les caractéristiques suivantes :

  • Une tige plutôt raide, peu ramifiée avec un petit nombre de fleurs au bout ( moins de 5)
  • Elles sont remontantes, c’est-à-dire elles fleurissent au moins une fois après la floraison printanière
  • Elles sont souvent peu parfumées, mais il y a des variétés qui peuvent égaler le parfum des roses anciennes, notamment les roses du rosiériste anglais David Austin qui ressemblent fortement à des roses anciennes , mais qui font partie des modernes comme par exemple Gertrud Jeykell et Abraham Darby, et d’autres modernes non anglaises, comme Sweet Love, Pierre Arditi , Line Renaud, Princesse Charlène de Monaco, Le Prince Jardinier etc.

Les rosiers anciens sont aussi présent dans nos massifs Hélas la plupart ne fleurissent qu’une fois , par contre leurs fleurs sont  en général très parfumées et leurs port est plus souples que celui des roses modernes Nous avons ici Charles de Mills (aux  grandes fleurs pourpres qui fait partie des rosiers les plus anciens cultivés, les rosiers galliques), nous avons Jacques Cartier  (synonyme "Marquesa Boccella" développé par Desprez en 1840, excellent parfum, recommandé pour les petits jardin) et Cuisse de Nymphe ,un classique connu depuis le XVe siècle, Fantin- Latour,   dont les grandes fleurs roses et doubles décoraient dejà les peintures flamandes du XVIIsiècle, et un grand nombre de roses moussues, également délicieusement parfumées.Parmi  les grimpants anciens figure le Roi du Siam, Veilchenblau  et des variétés non identifiées.

Parfois on a du mal à mettre un rosier dans une des 2 catégories , spécialement en hiver ou quand les sujets sont jeunes et pas encore formés. Mais il y a un critère qui permet l’identification : Contrairement aux rosiers modernes , les tiges des anciens ont pleins d’épines ou aiguillons.

La plupart des rosiers dans nos massifs sont des rosiers buisson. Les plus hauts ont été transplanté avec succès à l’ automne dernier et on les a placés au fond ou aux angles pour éviter qu’ils cachent les rosiers plus bas.

Les plus bas qui ne dépassent pas les 60 cm de hauteur sont les rosiers couvre-sol ou rampants comme Opalia ou Swany.

Un grimpant s’est égaré dans le massif de gauche : Ghislaine de Féligonde.Malgé l 'absence de support , on a décidé de le laisser en paix.

De part et d’autre du pavillon vous avez également des grimpants : A gauche un rosier très odorant : Le Roi du Siam et à droite, très florifère, Madame Alfrèd Carrière.

 

N’oublions pas les roses botaniques, c’est-à-dire les roses qu’on cultive sous leur formes sauvage. Mais attention : Toutes les roses à fleurs simples ne sont pas botaniques. Par exemple Ballerina, Sally Holmes ou Astronomia : Leurs fleur n’ont pas plus de 5 pétales , mais leur feuillage épais et vert et leur vigueur indiquent qu’il s’agit bien de roses modernes.

Pour savoir s’il s’agit d’une rose botanique il y a un indice :Une feuille est composée de 7 ou 9 folioles au lieu de 5 pour les modernes.

Nos critères pour le choix d’un rosier quand il s’agit d’en remplacer un vieux sont à part la beauté de sa fleur et son parfum sa résistance aux maladies. C’est par ex. le cas de tous les rosiers avec le sigle ADR ( = Allgemeine Deutsche Rosenpruefung) qu’obtiennent seulement les variétés  après des années d’observation de leur rusticité et leur résistance aux maladies. Nous en avons 3 variétés : Gruss an Aachen, Bonica 82 et Larissa.

Quant aux remontantes et odorantes à la fois on est souvent comblé par les roses anglaises, notamment celles du rosiériste David Austin avec des variétés déjà mentionnées. Tintoretta nous a été recommandée par une visiteuse .On l’a planté en nov. 2018 à racine nues et déjà elle nous séduit aves son parfum de rose ancienne aux nuances de miel et d’amande. Le Prince Jardinier nous promet un parfum puissant, mais  ses boutons sont seulement en formation et on. La même chose pour Fragonard ,un hybride de thé moderne baptisé par le rosiériste Delbard et la maison Fragonard, célèbre parfumeur de la Riviéra. On l’avait découvert  en visitant en 2018 les magnifiques jardin de la Villa Ephrussi de Rothschild.

En ce moment on a pleins de problèmes avec des nuisibles: La pyrale pour le buis , le papillon Paysandisia Archon, dont la larve mange le coeur de ces derniers et pour les cyprès de Florence qui avant étaient toute notre fierté un brunissement soudain, causé par le phytophtora, un champignon qui attaque les racines. Avant 2019 on pouvait le combattre avec le  produit Alliette, interdit désormais en France.

Mais pour les roses cela se passe plutôt bien jusqu'à présent, et cela pour plusieurs raisons: Le sol limoneux bien fertile et neutre que avons ici grâce à l'Adour leur convient, l'ensoleillement aussi et on les nourrit bien avec un engrais organique.Sur les conseils d'un rosiériste du Béarn on utilise Biomazor, un améliorateur de sol qui augmente le taux de matière organique.

Attention aux engrais chimiques : Les roses anciennes et botaniques les tolérent mal. Un apport mal dosé peut se traduire par une brûlure du feuillage dans les jours qui suivent.Du compost mûr et du fumier décomposé leur suffisent. Les grands buissons de rosiers apprécient le même apport à leur pieds en hiver, mais ils exigent un sol suffisamment riche pour fleurir abondamment.Il faut donc les fertiliser avec un engrais organique ou chimique..

Le meilleur moment de fertilisation au printemps est quand les pousses ont 10 cm de long.Et on refertilise après les fortes chaleur d'été courant septembre pour profiter d'une belle floraison automnale.

Un mot concernant  l'arrosage: Dans la nature les rosiers sont issus d'un milieu plutôt sec.Donc jamais d'arrosage automatique qui favorise les maladies racinaires.

Le première année l'arrosage les aide à s'installer et il faut les aider aussi lors d'une période de sécheresse prolongée.

Quant à la taille elle est très différente pour les 2 types principaux de rosiers:

Les rosiers à massifs, c'est-à-dire les floribunda , polyantha, les hybrides de thé et les roses anglaises qui , comme on l'a vu tout à l'heure sont  malgre leur aspect ancien en réalité des roses modernes, se taillent courts.

Pourquoi? - Pour encourager la formation de jeunes tiges et favoriser ainsi la floraison.Et cela à la fin de l'hiver après les fortes gelées.Dans les régions à climat doux où le soleil réchauffe la végétation de bonne heure la taille peut se faire dès la mi-décembre.

Les rosiers anciens par contre se taillent après leur floraison unique  en réduisant d'un quart la longueur des branches dont les fleurs sont fânées.

Il existe quelques variétes anciennes remontantes comme par ex. Jacques Cartier.Il faut ls tailler selon le principe des rosiers buisson en ayant la main légère.

Et les rosiers botaniques se taillent très peu, voire pas du tout, sauf quand ils deviennent trop encombrants.

Les rosiers qui drageonnent comme le rosier rugueux ou celui à fleur de pimprenelle ne supporte pas le moindre coup de sécateur.Mieux vaut couper leurs tiges à ras.

Une information importante à la fin concernant la plantation.Il faut éviter de planter un rosier dans un endroit récemment occupé par un prédécesseur .Celui émet dans le sol des toxines destinées à éloigner les congénères de leur territoire.Il vaut donc mieux renouveler la terre sur une largeur et profondeur de 50 cm.

Mars 2020  DAME PYRALE
ls semble bien que "cydalima perspectalis"  - la chenille de la pyrale du buis - soit présentement confinée dans...vos buis !
C'est même une certitude !!
Pour les retardataires, il est donc très urgent de traiter au "BT" * (où selon d'autres méthodes, si vous les maîtrisez...)
Traiter de préférence le matin - les chenilles sont très actives en début de journée - sans pluie à l'horizon, sans vent, si possible avec un masque (!), 
en insistant sur la base de vos topiaires et tout particulièrement du côté du levant.
 
En espérant que vous comprendrez que sur ce point, nous sommes - là aussi - en état de guerre,
 
En vous souhaitant bonne chance,
Hubert de CERVAL
Vice-Pdt. "EBTS France"

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* Bacille de Thuringe



Je veux un jardin tout de suite !

Aménager son espace en partant de rien

Les jardiniers débutants comme les plus aguerris trouveront tous les conseils pour aménager un terrain vague ou redonner vie à un jardin abandonné. Conserver l’existant, dessiner les grandes lignes du jardin, créer un potager, jeter les bases de la biodiversité et planter des végétaux rapides et durables (vivaces, bulbes, grimpants, arbres…) à compléter au fil du temps. Ce livre, résolument pratique avec de nombreux pas à pas, accompagne le lecteur durant toute la démarche.

Brigitte Lapouge-Déjean est jardinière en bio, auteure d’une trentaine d’ouvrages sur le jardinage et l’écologie, et collaboratrice au magazine de Terre vivante Les 4 Saisons. Serge Lapouge est photographe. Ensemble, ils ont créé les Jardins de l’Albarède en Dordogne, classés « Jardins remarquables » et « Coup de cœur » de l’Association des journalistes du jardin et de l’horticulture (AJJH).

Disponible le 24 mars 2020 – 120 pages – 14 € – coll. Facile & bio – éd. Terre vivante

En librairies, jardineries, magasins bio et sur www.terrevivante.org

Enquête sur la relation des français avec le jardin

.L’UNEP, Union Nationale des Entreprises du Paysage (association regroupant 29500 entreprises employant 97300 salariés pour un chiffre d’affaire de 5,9 milliards d’euros) vient de diffuser les résultats de son enquête réalisée en mars 2019

.Le chiffre fort:

7 français sur 10 (soit 63%) prennent plaisir à entretenir un jardin (58% un jardin privé, 5%unjardin partagé).

Occupation favorite des français dans leur jardin:

93% pour se relaxer en s’occupant,

93% pour réunir et recevoir famille et amis,

89% pour embellir son bien immobilier,

84% pour permettre aux enfants de jouer dehors,

76% pour protéger la biodiversité et respecter l’environnement,

75% pour avoir des activités physiques plus saines,

70% pour se nourrir différemment.

Le jardin idéal des français:

50% un jardin potager et fruitier,

18% un jardin à l’aspect sauvage,

9% un jardin botanique avec une collection de plantes,

 8% un jardin zen à la japonaise,

8% un jardin arboréà l’anglaise,

7% un jardin régulier.

Fenêtres sur l’environnement:

6 français sur 10 observent les effets du changement climatique sur leur jardin,

95% des jardiniers amateurs sont prêts à utiliser des produits respectueux de l’environnement dans leur jardin.

En dehors du jardin:

8 français sur 10 trouvent qu’il n’y a pas assez de végétal en centre ville. Car en France, seul 1,3% du budget des villes est dédié aux espaces verts (source Palmarès des Villes Vertes, 2017). Ce sont les lieux de travail et les espaces de loisirs qui connaissent la plus forte croissance de mécontentement, avec respectivement 77 et 79% d’impression de manque de verdure.

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