REUNION A.P.J.A. à « So’Hurpin » chez Madame Monique SAINT-MARC

17/11/2013                                                 vue par Marie-Hélène Béraud-Sudreau

Ce 17 novembre a inauguré l’hiver. Les nombreux vols de grues dans le ciel d’Aquitaine nous avaient prévenus que le long été de la Saint Martin prenait fin.

Le confort des lieux et la chaleur de l’accueil à « So’hurpin » pallièrent les inconvénients du temps maussade. L’intérêt des conférences les a fait oublier.

Constatant l’assiduité avec laquelle les auditeurs prenaient des notes, je ne me charge pas d’un compte-rendu in extenso.

                                              

Madame Anne DE ROLL-MONTPELIER, diplômée en plantes médicinales, nous a   prodigué des conseils autorisés et judicieux :

-          jeter (aux orties ?) les poudres de perlimpinpin qui encombrent nos placards

-          ne jamais ingurgiter des produits portant la mention « saveur de … »

            car il ne s’agit que de doux mélanges de substances aussi nocives que

            colorées.

       -   éviter les produits chimiques (engrais, herbicides) et les remplacer par … voir      chapitre suivant

       -   n’acheter aucun produit « miracle » proposé sur Internet.  

   D’où l’intérêt de réserver un grand coin de jardin aux plantes aromatiques également médicinales.

Ces plantes sont connues depuis l’antiquité : les Egyptiens en utilisaient certaines pour embaumer leurs défunts, Hippocrate a mis un peu d’ordre dans la nomenclature ; au Moyen Age, on les appelait des « simples ». C’était une époque où on ne savait pas faire compliqué.   Depuis, on s’est bien rattrapé : phytothérapie, aromathérapie, homéopathie et autres pilules, gélules, capsules alors que rien ne vaut le retour au naturel et les plantes fraichement cueillies.

Chaque plante ingérée cible l’amélioration du dysfonctionnement d’un organe en sorte qu’en les ingérant tour à tour ou toutes ensemble le métabolisme s’en trouve revigoré.

Des fiches projetées sur écran indiquaient clairement les avantages de chacune des plantes habituellement cultivées dans nos régions :

aneth, basilic, cerfeuil, ciboulette, estragon, fenouil, laurier, marjolaine, menthe, persil, romarin, sauge, thym., piment, safran. Chacune sert à relever un plat spécifique : poisson, poulet, agneau, riz, pâtes … Recommandation : cuisiner quotidiennement– même s’ils ne proviennent pas du jardin – ail et oignons, de préférence préalablement blanchis.

Toutes ces évocations de saveurs nous ont mis l’eau à la bouche pour le pique-nique convivial qui a suivi. Le potage au potimarron maison était aussi délicieux que bienvenu.

                                              

 

Charlotte de CASTELBAJAC

            nous a donné des conseils avisés concernant la pratique des jardins.

En préalable, un petit « truc » faisant suite à l’utilisation des plantes pour la santé.

Il s’agit de mettre à profit le « souci ». Je me suis toujours demandé pourquoi cette fleur s’appelait ainsi. Je viens d’apprendre que c’est parce qu’elle les enlève …. en tous cas ceux ayant trait à la peau et aux petits bobos. Décoction magique : une tasse de pétales de soucis, une tasse huile d’olive, chauffer, refroidir, filtrer, mettre en bouteille étiquetée « Elixir Charlotte » et penser à la remercier mentalement à chaque application.

Nous nous sommes ensuite adonnés aux joies du COMPOST et aux infinies recettes de ce recyclage maison.

Pour éviter d’avoir à bêcher autour des arbres ou arbustes et éliminer les mauvaises herbes, rien ne vaut le MUCK. Les Anglais l’ont inventé alors gardons ce nom. La traduction serait « bourbier » ce qui ne correspond pas.

Donc, vous avez noté la recette du Muck : résidus de la tonte de gazon et compost répandus autour des troncs. Les vers de terre feront le travail d’aération de la terre à votre place (pas de fiche de paie, pas de Secu …)

Pour créer un emplacement de parterre sans fatiguer votre dos : placer de

vulgaires cartons aux endroits stratégiques, recouvrez avec du compost et laissez faire la nature. Toujours les vers de terre à l’œuvre.

COMPOST :résidus de tonte, feuilles mortes de préférence fines, déchets de cuisine, cendres de bois, cartons, papier (même journal !), broyures de bois non traité, herbes sauvages : orties recommandées. Eviter plantes à graines sauf si vous voulez voir surgir des coquelicots et des bleuets dans vos platebande

L’utilisation de ce compost ne présente que des avantages, pratiquement aucun inconvénient sauf une petite odeur sui generis qui s’évapore au bout d’un an.

Prévoir 3 bacs, aérés à la base. Ajouter un coup d’ammoniac pour revigorer.

                                                          

Résumé de la journée : Toutes les recettes culinaires commencent par un visite du jardin. Tous les travaux de jardinage commencent par le Muck/compost.

                                                          

Merci beaucoup à nos talentueuses conférencières. Charlotte, j’espère que Pierre nous pardonnera de vous avoir accaparée. Tous nos vœux de rétablissement.

Nous n’avons pas parcouru les jardins de « So’Hurpin » mais avons admiré le spectacle de la brume entre les troncs de pin. Au moment de notre départ, un rayon de soleil filtrait au travers de la brume. C’était féerique.

Merci encore à nos hôtesses.   Marie-Hélène Béraud-Sudreau

Si je puis me permettre un Post Scriptum hors sujet : jardiniers de plus de 40 ans, commencez à solliciter votre bras gauche si vous êtes droitier (votre bras droit ….) en

prévention de surprises désagréables qui pourraient survenir au fil des années.

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